Sous-famille Papilioniinae
Genre Papilio
Autres noms vernaculaires Grand Sélésier (Le)
Envergure de 60 à 70 mm
Nombre de génération 1
Dimorphisme sexuel Aucun
Plante hôte Différentes apiacées :
La ptychotide saxifrage,
et l'opopanax de Chiron.
Fleurs visitées L'adulte butine les chardons, les cirses ou les centranthes (sur les photos centranthus angustifolius, centranthe à feuilles étroites.)
Répartition Papillon rare présent dans quelques départements du Sud-Est de la France Carte INPN Cliquez ici...
Biotope Fréquente les pentes ensoleillées, les éboulis et rochers calcaires exposées au Sud, près de ses plantes hôtes.
Altitude minimale 400 mètres
Altitude moyenne 1200 mètres
Altitude maximale 1900 mètres
L'alexanor est un beau et grand papillon aux ailes antérieures jaune d'or zébrées de bandes noires obliques, et d'une bande gris-bleutée submarginale parallèle au bord externe et qui se prolonge sur les ailes postérieures. Celles-ci possèdent une tâche anale rouge orangé à l'angle anal. L'extrémité des antennes est blanche. Comme le flambé, il pratique le vol plané au dessus des pentes rocheuses avec un minimum de battements d'ailes. C'est pourquoi on peut le confondre avec ce dernier qui est beaucoup plus commun mais qui peut fréquenter les mêmes biotopes. L'identification ne peut être faite à coup sûr que posé. L'alexanor est un papillon oligophage ce qui peut expliquer sa rareté : ses oeufs sont pondus isolément uniquement sur deux apiacées, la ptychotide saxifrage et l'opopanax de Chiron. La chenille se développe l'été en un mois, en se nourrissant principalement des fleurs et des fruits de sa plante hôte. La nymphose a généralement lieu sur les rochers, sous les pierres ou dans les fissures et crevasses. Les populations d'Alexanor sont très localisées et peu fournies.
Machaon
Le machaon n'a pas de taches allongées noires sur les ailes antérieures mais un quadrillage noir sur fond jaune. La tache anale est différente (voir photo).
Flambé
Le flambé ressemble plus à l'alexanor, cependant il est blanc jaunâtre plus pâle. Six lignes noires traversent ses ailes antérieures, contre 4 pour l'alexanor. Sur les spécimens «usés», il faut s'assurer de la présence de la large ligne gris bleuté entourée de noir qui traverse intégralement l'aile antérieure dans l'aire submarginale et qui se poursuit sur l'aile postérieure. Les taches anales sont aussi utiles pour les différencier (voir photo).